Pôles de Recherche

Espaces publics, espaces politiques

Sous la direction de David Alcaud, ce pôle se propose d’essayer de rapprocher la phi­lo­so­phie politique de l’espace public d’une sociologie politique de la participa­tion, de la mobilisation et de la con­tes­ta­tion dont elle est trop souvent coupée. Elle s’efforce éga­le­ment de rapprocher la ré­fle­xion sur les processus de constitution de la citoyenneté d’un regard sur les « échelles » de la gou­ver­nance et de la légi­ti­mité et sur les transformations qu’elles subissent du fait de la construction européenne et des différents aspects de la « globalisation ».

Cet axe se concrétise par des projets financés spécifiquement orientés vers l’Union européenne (Europub), les régions (Regionet) ou le territoire urbain (Septentrion), auquel s’ajoutent plusieurs orientations de recherche complémentaires : sur le repérage du « local », le rapport entre gouvernance et territoire, et les transformations du rôle des partis politiques dans les démocraties con­tem­po­raines.

Identités et conflits

Ce pôle, sous la direction d’Elise Féron, met l’accent sur les processus sociaux dans lesquels se constituent, in­di­vi­duellement et col­lec­tive­ment, les perceptions de soi et d’autrui. Il se propose en particulier d’analyser, dans une perspective comparative, les dyna­mi­ques de formation de groupes – considérés comme ensembles dotés d’une re­con­nais­sance à la fois interne et externe – et les lo­giques de conflit qui peuvent en résulter.

Le pôle s’organise autour de deux axes de recherche : sur les conflits communautaires (Peace-com) ; et sur le racisme et la xénophobie (Raxen, Xenophob).

État-providence et services publics

Sous la responsabilité de John Crowley, ce pôle met l’accent sur les recompositions de l’État à l’âge du néo-libéralisme. À partir d’une prise en compte de la place de la pro­tec­tion sociale et des services publics dans une forme sociale d’ensemble, la re­cher­che se propose de comprendre les évo­lu­tions de structure sociale, de re­pré­sen­ta­tions et d’idéologies et de mo­bi­li­sa­tions qui traduisent les mutations de cette forme. Loin d’exclure l’analyse empirique dé­taillée des aspects techniques des services so­ci­aux et publics, cette perspective théorique l’exige. C’est comme institutions dotées d’une forte épaisseur sociale, en effet, que ces services sont importants et aujourd’hui fra­gilisés.

Le pôle s’organise principalement autour de deux axes de recherche : sur la protection sociale au sens large (Activage, Welfare) et sur les services publics (Basic, Foresight for Transport).

Les politiques de recherche sci­en­ti­fique et technologique

La recherche sur les politiques de recher­che s’inscrit dans la collaboration étroite entre le CIR et l’ICCR et entre ces deux institutions et l’UNESCO, sous la res­pon­sa­bi­li­té de John Crowley. Ses objectifs sont d’améliorer la compréhension des mu­ta­tions en cours des systèmes de re­cher­che et de faciliter les échanges d’ex­pé­riences entre Europe des 27. Un accent particulier est mis sur la place des sciences sociales dans les politiques et les pratiques de recherche, ainsi que sur les relations entre science et société (Semmering, Innocult).


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